Impossible de passer une terrasse en été sans apercevoir plusieurs verres orangés ou dorés sur les tables : le spritz semble partout. Mais ce ressenti est-il confirmé par les chiffres ? Entre études de marché, données de consommation et évolution des habitudes, voici ce que l’on sait vraiment sur la place du spritz préféré des Français, et ce que cela signifie pour l’essor du spritz français.

Le spritz, numéro un des cocktails servis en France
Les données de marché confirment largement le ressenti du terrain. Le secteur des cocktails en France pèse désormais 1,14 milliard d’euros, porté par une tendance de fond vers la premiumisation et les boissons prêtes à consommer. Dans ce paysage, le spritz s’est imposé comme le cocktail numéro un servi dans les cafés, hôtels et restaurants français, avec 24,2 % des ventes de cette catégorie d’établissements, devançant désormais le mojito.
Ce chiffre est significatif : il ne s’agit pas d’un effet de mode ponctuel, mais d’une place dominante confirmée sur l’ensemble du secteur de la restauration et de l’hôtellerie-café. Une étude de marché menée en 2025 a par ailleurs confirmé que le spritz, dans sa version la plus répandue, restait le cocktail préféré des Français cette année-là, consolidant une tendance déjà amorcée les années précédentes.
Une croissance qui dépasse largement la France
Le phénomène spritz n’est pas propre à l’Hexagone. À l’échelle mondiale, les pays européens importateurs comme l’Allemagne, la France, l’Autriche et le Royaume-Uni représentent ensemble près d’un tiers des ventes du secteur, aux côtés d’une implantation de plus en plus solide sur le marché américain, portée par une demande croissante pour les boissons amères à base de plantes et par la diffusion d’une culture de l’apéritif inspirée des habitudes méditerranéennes.
Cette dynamique internationale profite indirectement à la visibilité du spritz en France : plus le cocktail gagne en popularité ailleurs, plus il devient une référence incontournable sur les cartes des bars et restaurants français, ce qui ouvre la voie à des déclinaisons locales comme le spritz français.
Qui consomme vraiment le spritz en France ?
Les données disponibles montrent également une dimension générationnelle intéressante dans la consommation de boissons alcoolisées en France. Seuls 10 % des personnes nées entre la fin des années 1990 et le début des années 2010 déclarent consommer régulièrement des spiritueux, contre 16 % pour la génération précédente. Cette baisse générale de la consommation de spiritueux purs profite justement à des formats plus légers et plus festifs comme le spritz, perçu comme moins alcoolisé et plus facile à partager en groupe.
Cette évolution des usages explique en partie pourquoi le spritz, et plus largement le spritz français à base de vin effervescent, séduit un public plus large que les cocktails traditionnels plus forts en alcool : il correspond à une demande de modération tout en conservant un aspect festif et convivial.
Pourquoi le spritz s’impose-t-il autant en France ?

Plusieurs facteurs expliquent cette domination du spritz sur le marché français des cocktails :
- Un degré d’alcool plus modéré qu’un cocktail classique servi pur, qui correspond à une tendance de fond vers une consommation plus responsable.
- Une facilité de préparation qui permet aux établissements de le proposer rapidement, même en période de forte affluence.
- Un format social et visuel, particulièrement adapté au partage et à la mise en scène sur les réseaux sociaux, ce qui amplifie sa visibilité auprès des jeunes générations.
- Une saisonnalité marquée, avec un pic de popularité au printemps et en été, période où la demande de boissons fraîches et légères explose.
Et le spritz français dans tout ça ?
Si les chiffres globaux concernent la catégorie spritz dans son ensemble, ils dessinent une opportunité claire pour les versions françaises du cocktail. La popularité massive du spritz en France crée un terrain favorable pour des alternatives élaborées à partir de vins effervescents français, comme la Clairette de Die ou le Crémant de Die, qui permettent de proposer une version du spritz ancrée dans un terroir national plutôt que dans une base importée.
Cette dynamique s’inscrit également dans une recherche croissante de produits locaux et traçables : à mesure que les consommateurs s’intéressent à l’origine de ce qu’ils boivent, un spritz français élaboré à partir d’un vin effervescent produit en France, comme la Clairette de Die ou le Crémant de Die, répond à une attente de plus en plus présente, sans renoncer au plaisir et à la convivialité qui ont fait le succès du spritz.
L’essentiel à retenir

Les chiffres sont sans appel : avec près d’un quart des ventes de cocktails dans les cafés, hôtels et restaurants français, le spritz occupe une place largement dominante sur le marché. Cette popularité, portée par une recherche de modération et de convivialité, profite aussi aux versions françaises du cocktail, élaborées à partir de vins effervescents comme la Clairette de Die ou le Crémant de Die. Le spritz français n’est donc pas qu’une simple tendance : il s’appuie sur un marché solide et en pleine expansion, avec un vrai potentiel pour continuer à se développer dans les années à venir.
Les chiffres cités dans cet article sont issus d’études de marché publiées en 2025 et peuvent évoluer dans le temps.

